Le monastère de Santa Catalina est un monastère unique au monde. Il fut fondé en 1579, à l’époque il était légèrement excentré de la ville d’Arequipa. Alors qu’aujourd’hui il est presque au centre. C’est une zone privée de 20 000 mètres carrés ayant appartenu à l’ordre des Dominicains, formant une véritable ville dans la ville comprenant rues, places, cloîtres et bien sûr chapelles. C’est au travers de toutes ses pièces encore meublées que l’on va apprendre la vie des anciennes sœurs qui y ont résidé. Si vous avez la chance de le visiter, vous pourrez aussi voir pas loin de 400 tableaux dont la majorité sont de l’école Cusquénienne. Commençons la visite sans plus attendre.

Le parloir

La visite commence logiquement par le seul et unique lieu permettant de communiquer avec l’extérieur : le parloir (photo de gauche). Car les religieuses sont totalement dévouées à Dieu, de ce fait elles n’ont que peu de liens avec le monde. La communication se faisait à travers un double grillage. Un système de poulies leur permettait d’échanger différents produits. On ne peut apprécier la lumière sur ma photo retouchée, mais il y règne une ambiance de semi-pénombre. La lumière passe à travers une matière translucide similaire à l’albâtre appelée « Pierre de Huamanga ».

La salles des ouvrages

C’est dans cette salle aux multiples chaises (photo au centre) que les religieuses recevaient des visites importantes. L’unique condition est d’avoir l’aval de leur évêque. Si elle s’appelle la salle des ouvrages, c’est parce-qu’elle contient encore d’anciens petits ouvrages confectionnés par les Mères. Notamment des images et peintures datant du XVIIIe siècle représentant des événements religieux telle que la Dernière Cène.

Autel de la Vierge des Angoisses

Cette chapelle (photo de droite) a été construite lors de la séparation physique entre les religieuses novices et les Professes. Celle-ci a été décorée avec la technique d’application de feuilles d’or. De style néoclassique, elle renferme en son centre une statue de la Vierge des Angoisses et porte l’inscription « Qui comme Dieu », identifiant l’Archange Michel.

 

Cloître des orangers

Le cloître des orangers

C’est par la rue de Malaga qu’on accède au cloître des orangers (photo ci-dessus). Je vous avez bien dit que c’est une ville dans la ville, à noter qu’elle reprend les noms des villes d’Espagne. La rue de Malaga est la première des six rues qui traversent le monastère. On arrive au cloître qui porte ce nom tout simplement car il y a cinq orangers présents. À partir de celui-ci on accède aux cellules (appartements) destinées aux religieuses. Les peintures que l’on peut voir ici représentent les Exercices Spirituels pour la Perfection de l’Âme de Saint Ignace de Loyola. Un livre enseigné aux religieuses leur permettant de mieux méditer et d’initier les exercices à leur tour.

La photo ci-dessous présente un exemple de cellule dans laquelle vivait une sœur. On retrouve les peintures bleues, apportant calme et gaieté au lieu. Dans chaque cellule on retrouve un lit pour dormir, un placard pour ranger les affaires et un autel de prière. Autrement dit, le strict minimum. Il arrive, comme c’est le cas ici, de trouver un élément particulier. Dans cette cellule, l’élément particulier est le petit four en terre cuite. En effet, les religieuses étaient réputées pour la préparation de gâteaux, petits pains, tartes, biscuits et autres gourmandises.

Cellule d'une religieuse

La cellule de sœur Maria Gonzales

Précédemment, nous avons vu que les cellules des religieuses avaient toutes les mêmes caractéristiques. Toutes ? Non ! Après le four en terre cuite, nous retrouvons les fioles et bocaux de la sœur Maria Gonzales. Très certainement une ancienne infirmière du monastère. On trouve aussi une petite chapelle dans laquelle est représenté un saint. Cette cellule est en face de la salle Zurbaran, où se trouvait la fameuse infirmerie qui abritaient les lits des religieuses malade. Sur la photo de droite on peut voir une chapelle située dans l’infirmerie, avec à l’intérieur une statue représentant Jésus sur un âne.

J’espère que ces quelques lignes vous ont plu et qu’elles vous donneront l’envie d’aller plus loin. Justement, la suite du monastère de Santa Catalina. Rien que pour vous.

  • Pays : Pérou
  • Ville : Arequipa
  • Année : 2015

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